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Adèll Nodé-Langlois - Pochéros / Antigone
Monologue clownesque
Durée : 55 minutes
Public : tout public, déconseillé au moins de 12 ans
Date de création : 2007
Origine : France
www.antigone-clown.com
Symbole de la rébellion, condamnée à mort pour avoir enterré son frère Polynice malgré les ordres du roi Créon, Antigone a toujours sa robe noire, mais son gros nez est rouge, ses cheveux ébouriffés, et sa bouche bien trop large. Sous la terre noire de Thèbes, c’est une piste de cirque qu’on aperçoit. Antigone est triste mais enragée. C’est normal, son frère est mort et c’est aujourd’hui qu’elle va l’enterrer. Tout est prêt, elle a même fabriqué un cercueil. Alors à coup de peinture, de cheval de cirque, et de chocolat, Antigone se débat, s’insurge, et fait de ces funérailles un grand carnaval innocent, hirsute et exalté.
Antigone est une figure rebelle, qui s’insurge contre la loi de la Cité. Elle a inspiré Sophocle et Anouilh. Elle fut condamnée à mort et emmurée pour avoir enseveli son frère malgré les ordres de son roi Créon. Le clown et Antigone sont frère et sœur, ils ont chacun choisi de suivre leur loi propre en marge de la Cité. Leur existence a la couleur de l’effroi : Antigone fait face à la mort et le clown fait face au rire. Ce sont deux figures poétiques et sacrifiées.
« Avec Antigone d’Adell Nodé-Langlois (...) nous sommes au cœur du tragique, sur le fil entre la vie et la mort. C’est d’un enterrement qu’il s’agit : Antigone, nez écarlate, cheveux hirsutes et regard poignant procède aux rituels de mise pour inhumer Polynice. Elle peut repeindre la vie en blanc et jouer une mélodie sur son bandonéon, elle sait que tout est joué d’avance : au bout de son destin maudit il n’y a que la mort. Mais le clown n’habite que le présent. Alors, au centre du cercle de terre, avec toute la vie possible, les doigts dans la matière organique, elle embellit la mort, et danse sur sa propre tombe. Le rire nous traverse, mais ce que l’on retient c’est sa lucidité brûlante et sa sensibilité à vif qui lui donne épaisseur humaine qui noue la gorge. (…) » Naly Gérard, Mouvement.net, 13/03/08
De et par : Adèll Nodé-Langlois.
Mise en scène : Sophie Buis.
En partenariat avec Pronomades en Haute-Garonne : la compagnie jouera aussi le mercredi 27 mai à Aspet – infos : www.pronomades.org
©A. Julien
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